L’Insertion par l’Activité Économique (IAE) est née dans les années 70. Des acteurs de terrain souhaitaient réduire les exclusions causées par le système économique et ont décidés de créer un environnement économique à destination d’un public exclu socialement et professionnellement.

Le cadre légal de l’Insertion par l’Activité Économique est défini par la Loi de lutte contre les exclusions de 1998.

 

L’IAE est définie dans le code du travail : Article L5132-1 du code du travail :

 

« L'insertion par l'activité économique (IAE) a pour objet de permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion professionnelle. Elle met en œuvre des modalités spécifiques d'accueil et d'accompagnement. »

 

L'IAE est composé de différentes structures : Les SIAE (Structure d'Insertion par l'Activité Économique).

On peut en distinguer deux catégories : Il existe les EI et ACI, qui produisent des biens et services, et les ETTI et AI qui mettent à disposition des salariés. (Détails dans l'onglet "Quelles structures ?").

Les SIAE embauchent des personnes éloignées de l’emploi, des personnes en situation d’exclusion sociale et/ou professionnelle. Ces personnes peuvent être des bénéficiaires de minima sociaux, de chômeurs de longue durée, des seniors…

 

Les SIAE ont pour objectif d’accompagner individuellement les salariés en insertion vers l’emploi, de travailler avec eux leurs problématiques sociales et professionnelles (Mobilité, logement, addictions, situation financière...). Elles leur assurent une expérience de travail et une formation en situation de production.

 

Le secteur de l’IAE fait partie de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

 

L’IAE est présente dans tous les secteurs d’activité, et même sur des niches innovantes. En plus, les SIAE ont une implantation territoriale forte, elles tiennent compte des spécificités de leur territoire, ce sont des structures « locales ».